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  4.  | « Il est indispensable de nouer une relation de confiance avant de mettre en place une stratégie patrimoniale efficiente »

Sixtine Dupond est ingénieur patrimonial chez KMH Gestion privée. Elle nous parle de son parcours et de la façon dont elle exerce son métier au quotidien.

 

Depuis quand avez-vous rejoint les équipes de KMH gestion privée ?

Cela fait maintenant plus de trois ans que j’exerce chez KMH gestion privée, chez qui je suis arrivée au cours de l’année 2020. Il s’agit de ma deuxième expérience professionnelle dans ce métier, auparavant j’étais en alternance dans un autre cabinet, lui-aussi spécialisé en gestion de patrimoine.

 

Quel a été votre parcours pour devenir ingénieur patrimonial ?

Après une licence de gestion à l’IAE de Lyon, j’ai intégré un Master I puis un Master II en gestion de patrimoine, toujours au sein de l’IAE de Lyon.

 

Ingénieur patrimonial, cela consiste en quoi concrètement ?

L’ingénieur patrimonial, c’est celui qui va regrouper toutes les informations concernant votre patrimoine personnel, patrimoine professionnel, situation matrimoniale, situation familiale, envies, etc,.. Une fois l’ensemble des informations collectées, nous réalisons une étude complète de votre dossier afin de vous proposer des stratégies d’investissements et/ou de modification de patrimoine au regard de vos objectifs.

 

Vous maitrisez donc les chiffres, mais aussi de nombreux autres domaines comme la fiscalité ou le droit ?

En effet, il y a une grande quantité d’informations à connaître. Et, en ce qui concerne le droit et la fiscalité, le degré de précision et d’exigence sont les clefs d’un conseil de haute qualité. Contrairement à une idée reçue, les changements ne sont pas si nombreux et rapides qu’on le croit. Cependant, une veille permanente sur ces sujets est utile. Ne serait-ce que pour confronter nos idées, nos stratégies particulières, et les améliorer sans cesse.

 

Il faut aussi rendre ces informations intelligibles pour vos interlocuteurs qui, parfois, ne possèdent pas le même niveau de culture financière. Comment y parvenez-vous ?

Effectivement, certains de nos clients admettent sans ambages ne pas avoir de connaissances financières. Notre rôle c’est aussi celui d’un vulgarisateur. Nous devons faire comprendre, aux moyens de mots simples, de schémas et de tableaux récapitulatifs, ce que nous proposons. Nos clients doivent comprendre tous les tenants et aboutissants pour prendre une décision éclairée. Il est donc nécessaire de nouer une relation de confiance, avant de penser et de déployer une stratégie patrimoniale efficiente.

 

Contrairement aux idées reçues, être ingénieur patrimonial ce n’est donc pas uniquement maîtriser des instruments financiers…

Il n’y a pas que les chiffres, loin de là ! Le conseil occupe une grande part de notre quotidien, c’est là notre rôle premier d’ailleurs, plus encore que de réaliser des investissements. Lorsqu’un client évoque avec nous un changement de régime matrimonial, ou que nous l’alertons sur une conséquence possible à laquelle il n’avait pas pensé, nous lui apportons d’abord et avant tout du conseil.

 

Vous travaillez beaucoup en front office, mais être aussi capable de travailler en back office. Qu’est-ce que cela implique dans la pratique ?

J’accompagne nos clients de A à Z pour toutes leurs opérations. Je réalise des études patrimoniales et les présenter à nos clients, ce que l’on appelle le front office dans notre jargon. Je me dois également de suivre la bonne mise en place des solutions préconisées, via la signature de contrats de souscription auprès de nos partenaires. Cette partie administrative, c’est ce que l’on nomme back office. C’est d’ailleurs ce par quoi j’ai commencé avant de devenir ingénieur patrimonial.

 

Ce qui amplifie la relation de proximité nouée avec vos clients.

Tout à fait. Je deviens en quelque sorte leur interlocutrice principale, même si je travaille en binôme avec nos associés pour tout ce qui concerne les études patrimoniales. Mais si un client a la moindre interrogation, il peut me contacter directement car il sait que j’ai une vision globale de son dossier.

 

En plus d’une clientèle de particuliers et de chefs d’entreprise, KMH a développé un savoir-faire spécifique touchant aux OSBL. Qu’avez-vous appris dans ce domaine en travaillant chez KMH ?

C’est un domaine que je n’avais pas abordé durant ma formation et que j’ai découvert en arrivant chez KMH, notamment grâce à Guillaume Hublot et aux échanges avec des avocats lorsque nous avons mis en place certains fonds de dotation comme par exemple le fonds Beluga. C’est très formateur et très intéressant de pouvoir mettre en place des dossiers de ce type et de pouvoir les gérer sur le long terme.

 

Quelles autres spécificités avez-vous pu découvrir ou approfondir chez KMH ?

Tout ce qui est en lien avec les expatriés. Nous avons certains clients qui résident à l’étranger ou qui reviennent s’installer en France après une longue période dans un autre pays. Il faut donc suivre les conventions fiscales entre la France et ces pays pour savoir ce qu’il est possible de faire et ce que nous ne pouvons pas faire. Et, là encore, il faut développer l’interprofessionnalité et apprendre à développer des relations de travail avec des avocats ou des notaires, ce dont je n’avais pas l’habitude avant d’arriver chez KMH.

Enfin, le regard responsable et environnemental est au cœur des démarches d’investissement de l’entreprise, qui réfléchit de manière très indépendante à l’utilité des investissements et au rôle que peut ou doit avoir la finance face aux enjeux de demain. C’est notamment ces préoccupations qui nous ont conduit à faire du mécénat une véritable spécialité.

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