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  4.  | C’est l’histoire d’un chef d’entreprise de 50 ans qui ne commence à préparer sa retraite que maintenant

Le contexte : La retraite, un sujet jamais anticipé

Un dirigeant d’une entreprise doit préparer financièrement sa retraite. Il vient d’avoir 50ans et dirige une TPE. Les récents débats sur la réforme des retraites lui ont fait prendre conscience qu’il ne s’est jamais préoccupé de ce sujet. C’est ainsi qu’il en vient à se demander ce que sera sa situation lorsqu’il décidera de mettre un terme à son activité professionnelle.

Rapide rappel de sa situation : Après avoir commencé sa carrière comme salarié durant quelques années, il dirige depuis plus de dix ans une SARL unipersonnelle qui ne compte qu’un employé. Il envisage de continuer à travailler pendant encore une quinzaine d’années.

Il est pacsé avec la mère de ses enfants, deux adolescents qui n’ont pas encore terminé leur scolarité. La famille vit dans un appartement en location.

S’il a déjà réalisé quelques petits investissements immobiliers, il se demande ce qu’il peut mettre en place en complément pour préparer son futur retrait de la vie active.

 

La problématique : comment compenser l’inévitable baisse de revenus

Au passage à la retraite, la perte de revenus est souvent extrêmement significative. C’est encore plus vrai pour un chef d’entreprise.

On estime en effet qu’une fois retraité, un dirigeant subit une baisse de 50% à 70% par rapport à ses précédents revenus !

Dès lors, quels sont les moyens à mettre en œuvre pour compenser cette perte de revenus ?

 

Ce que nous avons fait : estimer les besoins financiers pour déterminer les compléments de revenus nécessaires

« Avant de pouvoir conseiller ce dirigeant, nous lui avons demandé de réaliser une simulation de sa future retraite via le site du gouvernement info-retraite.fr  » explique Guillaume Hublot, associé fondateur chez KMH gestion privée.

 

« Ensuite, il fallait estimer ses besoins financiers futurs » ajoute-t-il. Un exercice délicat car « il faut partir d’un socle réaliste :  ne pas confondre ses besoins financiers avec ses désirs. » précise encore Guillaume Hublot, pour qui le futur retraité doit adopter un positionnement clair sur ses dépenses, qu’il s’agisse de frais courants ou de dépenses plus exceptionnelles.

En troisième lieu, il faut aborder la question du capital du dirigeant et déterminer s’il est en mesure de vendre son entreprise. Si c’est le cas, on analyse les modalités et les conséquences d’une possible cession.

Une fois cet état des lieux réalisé, les équipes de KMH ont travaillé sur plusieurs hypothèses, en appliquant une stratégie bien définie : pour augmenter ses revenus futurs, ce dirigeant doit nécessairement accroître sa capacité d’épargne actuelle, afin que cette épargne génère du rendement par la suite.

Son budget a donc été étudié, afin de procéder à des arbitrages dans ses dépenses. Ensuite KMH s’est penché sur la rentabilité de ses investissements immobiliers. « On cherche à voir s’il n’existe pas des produits financiers plus rentables. Nous regardons aussi s’il y a encore des crédits en cours. Lorsque c’est le cas, il faut analyser l’assurance décès. Le plus souvent, celle-ci est calculée sur le capital total et non sur le capital restant dû. Il faut alors changer l’assurance décès liée au prêt, qui permettra sur la durée des économies substantielles. »

« Nous avons aussi cherché à libérer des capacités d’investissement, en travaillant sur la fiscalité » poursuit Guillaume Hublot. Des possibilités existaient à travers des produits comme le Plan Épargne Retraite (constitution fiscalement aidée d’une retraite privée complémentaire) ou le Girardin industriel (défiscalisation pure).

Une fois les capacités d’investissement fixées, les équipes de KMH ont pu finalement recommander une stratégie de placements.

 

Ce que nous aurions proposé pour éviter cette problématique :

Si ce dirigeant nous avait sollicité plus tôt, nous lui aurions conseillé de préparer sa retraite très en amont. Une petite épargne commencée tôt vaut mieux qu’une épargne forte mais tardive. Car en matière d’épargne, il n’y a pas de solution miracle.

En effet, un effort d’épargne génère un rendement plus important sur du temps long car les premiers intérêts capitalisés permettent d’augmenter à leurs tour les capacités d’investissement. Le temps et la régularité sont ainsi les meilleurs atouts, quel que soit le timing des marchés financiers.

Ensuite, nous aurions suggéré à ce dirigeant de scinder son épargne en deux : une épargne retraite classique en considérant une sortie en rente à terme, plutôt qu’en capital et une épargne dont le capital ou les revenus sont accessibles indépendamment de la retraite. « A travers la rente, le premier vise en effet une sécurité de très long terme, au-delà de l’espérance de vie classique, alors que le second vise une meilleure efficacité économique sur un temps plus raisonnable. Quoiqu’il en soit, les deux formes d’épargnes sont orientées sur un temps long. » précise Guillaume Hublot.

Enfin, nous aurions pu suggérer à ce dirigeant d’optimiser la fiscalité de ses revenus fonciers avec la location de bureaux équipés.

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