
Jusqu’ici tout va bien. Voilà comment nous pourrions résumer ce début d’année 2025 sur les marchés financiers.
Un début d’année en demi-teinte : l’Europe et l’Asie en tête, l’Amérique en recul
Avec toutefois une « rotation » importante par rapport à l’année dernière : en effet, les marchés européens et asiatiques font la course en tête, tandis que les indices américains font du surplace. Ces derniers sont donc sans doute pénalisés par leur forte surperformance de l’an dernier et donc leurs niveaux de valorisations relativement élevés. Cela se reflète notamment dans la contre-performance des « 7 magnifiques » : Amazon, Apple, Nvidia, Alphabet, Microsoft et Tesla sont en baisse ; seule Meta parvient à progresser.
Entre incertitudes géopolitiques et tensions commerciales : un marché en attente de décisions clés
Avec une progression d’environ 10% depuis le début de l’année, les marchés actions européens se distinguent. De manière générale, les résultats 2024 publiés par les entreprises depuis le début de l’année sont plutôt satisfaisants, et les perspectives annoncées pour 2025 sont conformes aux attentes. Certes, certains secteurs sont pénalisés par un manque de visibilité important et par de potentielles taxes douanières, mais cela n’est pas une surprise pour les marchés. Et les discours et prises de positions n’ont pas encore débouché sur de réelles mesures. C’est notamment le cas du coté de Donald Trump, qui souhaite faire bouger les lignes mais sans pour autant mettre en péril la santé économique de son pays et de ses partenaires commerciaux.
« Taux d’intérêts volatils et performances contrastées : quel avenir pour les marchés en 2025 ?
Dans ce contexte, les taux d’intérêts à long terme font du zig-zag, entre anticipations inflationnistes d’une part (à cause d’un protectionnisme accru) et crainte de ralentissement économique d’autre part. Car il est indéniable que le contexte politique et géopolitique est anxiogène. Ce qui engendre beaucoup d’attentisme et de craintes, que ce soit chez les consommateurs ou les chefs d’entreprises. Cela se traduit déjà sur la consommation des ménages, les intentions d’embauche des entreprises et leurs plans d’investissements.
Les décisions qui seront prises au cours des prochaines semaines, principalement sur le plan du commerce international, seront donc primordiales pour l’évolution des marchés. Et si elles devaient engendrer un réel ralentissement économique, il faudra alors surveiller de près l’attitude des banques centrales, d’ordinaire assez réactives pour soutenir l’activité économique.
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